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Fraîchement réélu à la tête de la République centrafricaine avec plus de 76 % des voix, selon les résultats préliminaires, le président Faustin-Archange Touadéra a choisi l’agence russe TASS pour sa première grande interview post-électorale. Un signal politique fort, à travers lequel le chef de l’État réaffirme ses priorités : stabilité, souveraineté et partenariats stratégiques assumés.
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Pour le président centrafricain, les élections générales du 28 décembre 2025 ne sont pas un simple exercice démocratique. Elles constituent, selon lui, une étape décisive vers la paix durable. Le scrutin marque la volonté du peuple centrafricain de tourner la page des crises répétées et de consolider les acquis institutionnels.
Dans un ton ferme, Faustin-Archange Touadéra réaffirme que la République centrafricaine refuse toute forme de néocolonialisme. Bangui, insiste-t-il, reste ouverte à la coopération internationale, mais uniquement avec des partenaires qui respectent la souveraineté et les choix stratégiques du pays. Une ligne diplomatique claire, assumée et revendiquée.
Le président n’élude pas le rôle joué par la Russie dans l’histoire récente de la RCA. Il rappelle que la Fédération de Russie est intervenue à l’un des moments les plus critiques, aux côtés du Rwanda, notamment lors de la crise sécuritaire de 2020-2021. Une aide qui, selon lui, a permis de repousser une attaque de grande ampleur et de préserver les institutions démocratiques.
Pour Bangui, la relation avec Moscou dépasse désormais le cadre ponctuel : elle est stratégique.
Sur le terrain économique, le message est tout aussi direct. Le chef de l’État identifie clairement les secteurs où la coopération peut produire des résultats concrets :
mines, agriculture, énergie, infrastructures et télécommunications. Autant de leviers jugés essentiels pour accélérer la reconstruction et renforcer l’autonomie économique du pays.
Évoquant ses échanges personnels avec le président russe Vladimir Poutine, Faustin-Archange Touadéra ne cache pas son estime. Il décrit le dirigeant russe comme « l’une des figures politiques les plus éminentes au monde », saluant un leadership qu’il considère déterminant sur la scène internationale.
À travers cette prise de parole, le président centrafricain envoie un message clair : la RCA assume ses alliances, défend sa souveraineté et trace sa propre voie, dans un monde en recomposition.